Ski nordique et tests d'équipement

Une amie et moi avons décidé cet hiver de nous équiper en skis nordiques pour suivre les pistes de Herman Smith-Johannsen, aka, Jackrabbit Johannsen pour faire un trajet intermédiaire de Piedmont à St-Sauveur sur une durée de 3 jours pour un total de 45km.    

Notre périple a commencé à l'hiver 2024-2025, alors que nous avions un hiver particulièrement neigeux et avons respectivement fait une excellente saison de ski classique pour ma part et alternance classique et skate de son côté.  Je ne me rappelle pas qui de nous deux à eu l'idée d'un voyage de ski.  Je visais un voyage en Finlande ou en Norvège et elle a suggéré le trajet des Routes blanches car après tout, pourquoi se rendre si loin alors qu'on a des sentiers très intéressants dans "notre cour".

De fil en aiguille, avec l'exploration du possible et pas mal de discussion, j'ai commandé mon équipement en fin de saison 2025 pour être prête cette année.  Le voyage est prévu à la fin de février.  En plus de l'équipement, je voulais tester les vêtements, le sac de jour et les essentiels à amener dans une telle journée.  Après avoir enfilé 25 sorties (classiques et nordiques) en cette saison 2025-2026, voici les constats sur les équipements et vêtements et quelques conseils pour les skieurs contemplatifs dont je fais partie, qui vise l'agrément plus que la performance.



Les skis

Je me suis fait conseiller (merci au Coureur à Sherbrooke, plug), le Fischer Dual skin excursion 88.  J'aime l'idée de pouvoir aller avec la peau complète ou la demie-peau selon le terrain.  Ce ski à écailles est assez large pour bien manoeuvrer en descente et offre une grande stabilité.  C'est mon équipement le plus dispendieux je l'accorde avec les fixations et une botte semi-rigide et les peaux en sus, la facture est élevée.  Avec la SEPAQ Orford qui ouvrira des sentiers de ski nordique à l'hiver prochain, je visais être bien équipée pour y aller.  Les bottes que j'ai choisi sont des Rossignol BC conçues pour le backcountry.  J'aime la rigidité de la botte, mais lorsqu'on les attaches à l'avant, on dirait que ceux qui ont conçu la botte n'ont pas compris qu'en faisant un noeud, la fermeture éclair de la botte accrocherait au devant.  Après 4 sorties, j'ai été en mesure de zipper jusqu'en haut.  Impossible avec la botte neuve sortie de la boîte.

Les bâtons

Après 5 sorties avec mes bâtons SWIX INFINITY TOURING, j'ai déchanté sur les bâtons.  Légers, certes, ils ont crochi après un mauvais passage en sous-bois et les 2 paniers se sont décrochés.  Sur glace ou avec moindrement de la gadoue, la pointe du bâton reste prise et demande un effort à chaque foulée.  Bref, je ne recommande pas du tout.  Je m'en sers davantage par grand froid en ski classique sur piste tracée en raison des dragonnes larges, autrement, j'ai dû magasiner une alternative.  Le Black Diamond ski traverse qui est plus un bâton de ski alpin que de fond a été une bien meilleure alternative et de très loin.  Le fait d'avoir un bâton ajustable permet de raccourcir en montée et de rallonger le bâton en descente (ou selon l'accumulation au sol).  Les paniers ne s'accrochent pas et après 4 sorties, à part quelques égratignures provenant de mes skis, les bâtons ne montrent pas de signe d'usure exagéré comme avec le Swix.

Le sac à dos

Mon Osprey Talon 22, acheté en 2004, ne pourra sans doute pas être du voyage cette année...  Je vais le faire réparer si je peux rescaper certains morceaux, mais à court terme, je ne pouvais pas tant m'en servir dans mes sorties. 

Je teste beaucoup de matériel. Au fil des années, j'ai testé des sacs à dos que j'ai adoré, usé et qui ont rendus l'âme, plus en randonnée l'été que l'hiver.  L'hiver, en backcountry, j'ai souvent opté pour un Osprey de capacité entre 30 et 40L.  Je trouve la rigidité de certains de ces sacs inconfortables en ski de fond donc, l'hiver, maintenant, je vais plus avec un sac sans armature ni appui sur les hanches.  Il y a des plus et moins selon chacun.

Pour notre voyage, il faut comprendre que nous serons dans le luxe (relatif) avec un transport de bagage.  Le sac doit donc contenir 2L d'eau, un duvet, des couches de rechange pour la mi-journée, des bas, mitaines, tuques en extra, une frontale, quelques collations (le lunch est fourni), des lunettes de soleil et du matériel partagé entre les participants.  Un sac entre 20 et 30L devrait pouvoir contenir tout ceci.  Pour les marques de sac à dos, j'ai désormais un partie pris pour Rab.  Historiquement, quand je débutais en randonnée, j'aimais beaucoup le look et le rapport qualité-prix des sacs Osprey ; la qualité s'est cependant dégradée au fil des années (et je réfère au sac susmentionné datant de 2004) si je compare à ceux que je vois maintenant.  On trouve de très bons sacs nettement moins chers chez Decathlon maintenant aussi, je ne suis plus prête à investir tant sur le top qualité comme j'ai pu le faire avec un de mes sacs Gregory.  Gregory, Deuter, sont 2 marques haut-de-gamme qui ont plusieurs sacs convenant au besoin.  Dans le quotidien, j'utilise plus souvent un Rab Tygen 18L pour les courtes distances et un Khroma qui remplacera mon très usé sac Talon 22.  Non testé encore, ce dernier sac sera sans doute baptisé lors de mon voyage.

Les vêtements

Comme en randonnée dans les montagnes blanches où je rappelle aux gens de s'habiller en multi-couches, pas de coton, ce sera la même chose durant ce prochain voyage.

Pour la plupart des couches de base (base layers), Costco est mon fournisseur de choix avec des marques comme Lolë, mais on ne retrouve pas tout et sinon, je magasine généralement chez MEC.  J'ai fait 2 découvertes dont je ne me passerais plus en sortie : la première, un gilet en duvet sans manche Swix et la seconde les sous-couches en laine de Merino aux mains et à la tête.  Je tiens à dire que j'arrive toujours à trouver des rabais en fin de saison ou aux périodes de fort rabais (black friday, boxing day), pour faire des économies.

Les collations et plus

Si je pars plus de 2h, je vais amener des capsules ou sachets d'électrolytes (nuun) et des bonbons d'énergie que j'utilise en cas d'urgence seulement (ou par grand froid encore une fois).  J'ai déjà leadé une randonnée sur Moosilauke où un des membres du groupe était au bord du découragement (pourant à 500m du sommet)...  Un bonbon d'énergie à ce moment lui a donné le boost dont il avait besoin pour se rendre au sommet. 

Autrement, un bon vieux GORP (good old raisins and peanuts) auquel j'ajoute des jujubes ou du chocolat font le travail, sans besoin de payer cher pour des suppléments ; l'idée est d'y aller avec ce qu'on aime et ce n'est pas en longue randonnée qu'on doit penser aux calories.  

Prochain blog, la préparation avant le voyage...

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